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Arnaque à l’achat d’une voiture d’occasion : voiture accidentée

03
/
08
/
2020
Produit

Vous souhaitez acquérir une voiture d’occasion ? Attention aux arnaques liées aux épaves. Selon Le Parisien, des milliers d’épaves roulantes ont été remises en circulation par des experts et des garagistes frauduleux.


Des enquêtes ont été menées depuis 2015 et ont révélées que 1000 voitures dangereuses ont été remises en circulation et revendues frauduleusement. Pourtant, ces voitures auraient dû aller à la casse. En 2017, ce sont près de 5000 voitures qui ont fait l’objet d’une autre enquête


Ce type d’arnaque a déjà fait un mort : un jeune homme. Le train arrière de sa clio était mal soudé ce qui lui a fait perdre le contrôle de sa voiture. Tous les jours, des garagistes, des experts auto et des particuliers frauduleux remettent en circulation des voitures dangereuses et mettent en péril la sécurité de ceux qui les achètent.


Dans le reportage réalisé par TF1 : “Grands Reportages du 25 juillet 2020 - Épaves roulantes : scandales et arnaques”, plusieurs propriétaires de voitures sont convoqués dans un centre auto dans le cadre de l’enquête pour effectuer un contrôle sur leurs voitures.

La responsabilité des garagistes 


Alison fait partie de ces propriétaires. Elle a acheté sa voiture d’occasion pour 4500€ il y a 2 ans chez un garagiste. Les gendarmes soupçonnent que les carrosseries remises à neuf cachent de nombreux problèmes mécaniques. Un expert effectuent donc les contrôles nécessaires. Les gendarmes lui montrent les photos de sa voiture accidentée plusieurs années auparavant, alors qu’Alison n’a jamais été mise au courant que sa voiture avait subi des chocs avant de l’acheter.


L’expert auto effectue un premier test routier avant de contrôler la mécanique. Il vérifie le freinage, la puissance du moteur, les amortisseurs pour voir comment la voiture se comporte sur la route. Aucun problème à signaler pour cette partie du contrôle.


Une fois le test routier réalisé, l’expert contrôle les pièces de la voiture. Première découverte, le garagiste a découpé le plancher de la voiture pour pouvoir changer une pièce. Cette réparation aurait pu entraîner de graves blessures sur les passagers en cas de choc latéral. En plus, suite à l’accident, le garagiste n’a pas relié l’aile de la voiture (anciennement accidentée) avec le reste de la voiture. En cas de choc, la voiture se serait pliée. L’expert ordonne le retrait immédiat de la circulation pour la voiture : Alison ne pourra plus s’en servir ni la vendre.


Alison décide de se rendre chez son garagiste pour lui demander des explications et obtenir le remboursement des 4500€. Sans avoir besoin de négocier, le garagiste décide de rembourser la somme et s’évite donc toute poursuite judiciaire pour escroquerie. Il avoue aussi avoir réparée la voiture alors qu’elle était accidentée pour la revendre.

garagiste

La responsabilité des experts auto


L’autre personne mise en cause dans ces affaires est l’expert auto. Son métier est de vérifier le travail des mécaniciens. Lorsqu’un garagiste décide de réparer un véhicule accidenté dans le but de le revendre, la loi l’oblige à payer un expert automobile. Cet expert est chargé de contrôler la qualité du travail du garagiste. Il doit effectuer au minimum 3 visites de contrôle : avant, pendant et après les réparations. Une fois la voiture remise en état et l’accord de l’expert pour une remise en circulation, le garagiste peut la revendre. Cela permet d’éviter aux épaves roulantes de circuler sur les routes.


Durant l’enquête, les gendarmes se sont rendus compte que c’était le même expert auto qui avait remis en circulation les voitures étudiées. Sur les 5 voitures contrôlées le même jour par l’expert auto et les gendarmes, les 5 ont été retirées de la circulation car elles étaient trop dangereuses. Les 5 voitures sont bonnes pour la casse.


L’expert auto au coeur de l’enquête exerce son métier depuis 35 ans. Selon la CFEA (Confédération Nationale des Experts Automobiles), un professionnel ne peut vérifier que 300 voitures par an. Cet expert auto en a réalisé environ 900. Grâce à cela, il réalise un chiffre d’affaire de 400 000€ en deux ans au lieu de 120 000 euros pour un expert honnête. A noter qu’un des plus gros clients de l’expert auto est un garagiste fantôme : il fait réparer ses voitures accidentées par des sous-traitants.


Le principal problème vient des pièces. Elles sont volées puis installées sur des véhicules accidentés. Cela permet aux garagistes de les réparer à moindre frais. Lors d’un contrôle d’une voiture d’un particulier, les gendarmes se rendent compte qu’une voiture est constituée de pièces de 5 voitures différentes. Encore une fois, cela prouve que l’expert n’a pas réalisé son travail : contrôler la traçabilité des pièces.


Il existe de nombreux experts auto qui ferment les yeux même s'ils sont de moins en moins nombreux. Dans le reportage, l’expert frauduleux qui remettait en circulation 3 fois plus de voitures que les autres experts s’est finalement fait arrêter.

expert auto

La responsabilité des assureurs et des casses automobiles


Les casses engloutissent tous les ans plus d’1 million de voitures, ce sont devenues de vraies industries. Chaque jour, 30 voitures font leur arrivée dans la casse où le reportage a été tourné. Ce sont les compagnies d’assurance qui les envoient. Ce sont des voitures qui ont subies des accidents, qui ont été incendiées ou immergées. Le gérant de la casse ne peut pas contrôler la quantité ni la qualité des voitures qui lui arrivent chaque jour en raison des conventions signées avec les assurances. Ces contrats garantissent un approvisionnement constant en voitures pour la casse. Le problème : ce sont les assurances qui fixent le prix de vente. 


Selon le gérant de la casse, les modèles récents, même dans un état d’épave, lui sont vendus trop chers. Une fois l’acier et les pièces détachées revendues, ce ne serait pas rentable pour le gérant : il a donc trouvé une solution tout à fait légale. Il revend les voitures en l’état aux garagistes : c’est ce commerce qui génère des dérives et qui remet en circulation beaucoup trop de voitures dangereuses. D’après lui, il faudrait que chaque voiture qui rentre à la casse soit directement réduit en miette pour éviter qu’elle reparte sur le marché et qu’elle reprenne la route.

casse automobile

Pour les compagnies d’assurance, ce ne serait pas dans leur intérêt de faire cela car elles seraient obligées de revendre les voitures à bas prix aux casseurs. Les assureurs veulent réaliser du profit sur la vente de leurs épaves. Les garagistes frauduleux qui rachètent les voitures dans les casses et les réparent avec des pièces d’occasion font ensuite affaire avec des experts automobiles. Les assureurs ont donc leur part de responsabilité dans ces circuits de voitures-épaves remises en circulation. Selon AutoPlus, les assureurs revendent environ 400 000 épaves par an. Certaines, retapées à la va-vite, sont de vrais cercueils roulants.

La responsabilité des contrôles techniques


Dans le reportage, les journalistes se rendent dans un centre de contrôle technique avec une voiture qui n’est pas passée lors de sa dernière visite. Des contrôles techniques fermeraient les yeux contre de l’argent. Lors de leur visite dans le centre connu pour être arrangeant, pour 150 euros supplémentaires, le contrôle technique est en règle. Le contrôleur conseille quand même de changer la pièce défaillante. 


Il existe de nombreuses failles dans le monde de l’automobile, et les professionnels sont souvent le maillon faible. A la fin du reportage, seulement 11 voitures ont été retirées de la circulation. Il reste donc encore beaucoup de voiture-épaves en circulation qui mettent en danger les conducteurs mais aussi les autres automobilistes.


Le rôle d’une protection juridique


La protection juridique n’est pas toujours comprise dans votre contrat d’assurance auto comme les gens peuvent le penser. C’est une assurance complémentaire qui vous permet de vous défendre en cas de litige avec un professionnel de l’automobile. Comme nous le prouve ce reportage réalisé par TF1, une arnaque est vite arrivée et l’on peut se retrouver avec une voiture-épave en pensant faire une bonne affaire. En plus, ces arnaques peuvent survenir avec n’importe quel professionnel.


En cas de litige, une équipe d’experts et d’avocats vous accompagne dans vos démarches (rédaction de courriers par exemple). Sachez qu’avec une protection juridique, 75% des litiges sont réglés à l’amiable. Si aucun compromis n’est trouvé avec le professionnel, la protection juridique vous permet de mener une action en justice sans avoir à débourser le moindre centime. Elle prend en charge vos dépenses jusqu’à 20 000€ par litige.

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